07 juin 2026
Originaire de Cannes, Cécilia Cara est au coeur d’une tournée phénomène. De salles intimistes post-Covid aux Zéniths à guichets fermés, la tournée “Les Comédies Musicales” est devenue un véritable succès populaire. Avant son passage au Pasino Grand Aix-en-Provence le 22 juin prochain, la sudiste nous livre les secrets de cette aventure humaine et artistique née presque par hasard.

Cécilia Cara Crédits Asj productions Stefan Mucchielli
Cécilia Cara, cette tournée connaît un succès incroyable en France. Comment cette aventure a-t-elle commencé ?
Elle a démarré à l’époque du Covid. Alexandre Sorin, le producteur, nous a appelés pour savoir si nous étions partants pour retrouver la scène, retrouver le public en reprenant les plus belles chansons des comédies musicales. Au départ, nous étions sept chanteurs habitués aux comédies musicales, avec uniquement des bandes instrumentales et quelques lumières. Les gens avaient encore le masque dans les salles ! On a commencé devant 50 personnes, puis le Trianon, le Palais des Sports avec 4 500 personnes, les Zéniths, les musiciens et les danseurs nous ont rejoints… Cette aventure de cœur avec une vraie bande de potes, est devenue un immense projet.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans ce spectacle ?
C’est un spectacle qu’on a construit tous ensemble. C’est un vrai show collégial. On chante vraiment les morceaux qu’on aime et qu’on a envie de partager avec le public. On crée des duos, des trios, des tableaux de groupe… On se lance aussi des défis artistiques. L’ambiance est tellement positive que ça donne une énergie incroyable. C’est un spectacle “good vibes”. On sent que les gens sont heureux d’être là et nous aussi. C’est un vrai partage.
Comment se passe la vie en tournée ?
L’ambiance est super, heureusement d’ailleurs, parce qu’on passe énormément de temps ensemble ! Souvent, on dort dans le tour-bus entre deux villes. Il y a un petit côté colonie de vacances très rock’n’roll. Mais il y a énormément de respect entre nous et une vraie complicité. Et surtout, on veut offrir un vrai show au public. Avec les musiciens, les danseurs, les interactions avec les spectateurs… aucun spectacle ne se ressemble totalement. Il y a toujours des surprises. Par exemple, on a intégré un medley autour de Michael Jackson avec la chorégraphie de “Thriller”. J’ai aussi proposé récemment “Never Enough” de The Greatest Showman, qui est une chanson techniquement très difficile. C’est un vrai bonheur d’avoir cet espace artistique pour interpréter ce type de morceaux.
Les comédies musicales connaissent un engouement et séduisent toutes les générations. Comment l’expliquez-vous ?
Je pense déjà qu’il y a un côté très familial. Pendant la tournée, on voit souvent trois générations dans la salle : les enfants, les parents et les grands-parents. Et puis, avec tout ce qu’on vit aujourd’hui, notamment l’IA et le numérique omniprésents, je crois qu’il y a un besoin de revenir au spectacle vivant, à quelque chose d’authentique. Sur scène, on ne peut pas tricher. Les gens ressentent cette sincérité.

Cécilia Cara crédits ASJ Productions Slam Photography
Vous êtes originaire de Cannes. Gardez-vous un lien fort avec le Sud ?
Oui, bien sûr. J’ai encore quasiment toute ma famille dans la région. J’essaie de revenir dès que je peux. C’est toujours très émouvant pour moi de jouer dans le Sud parce qu’il y a souvent des proches, des amis ou de la famille dans la salle. D’ailleurs on descend souvent dans la salle, on échange avec le public et parfois, on improvise.
Quels sont vos projets pour les mois à venir ?
Déjà, je suis très heureuse de retrouver toute l’équipe pour cette tournée. Ces derniers mois, j’étais beaucoup en tournée en Asie avec “Roméo et Juliette”, et ce retour en France va permettre de reprendre tout ça. Ce sera une aventure très importante pour nous, une façon de boucler joliment la boucle. Et puis, j’ai aussi envie de me recentrer sur mes projets personnels, de travailler sur de nouvelles chansons après l’album Paris-Bogotá.
À noter
La tournée “Les Comédies Musicales” passera par le Pasino Grand Aix-en-Provence le 22 juin pour une soirée festive, nostalgique et pleine d’émotion.
Conrad EBERHAERD




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