28 février 2026
La dopamine est un neurotransmetteur au cœur de votre motivation. Contrairement aux idées reçues, elle n’est pas seulement liée au plaisir : elle s’active surtout quand votre cerveau anticipe une récompense. Elle vous pousse à agir, à faire un effort, à avancer vers un objectif.

Le défi aujourd’hui, ce sont les gratifications rapides : écrans, séries, grignotage, notifications. Ces stimulations provoquent des pics de dopamine très courts. Après le pic, la chute peut créer une sensation de vide, de fatigue ou de démotivation. À force de répétition, le cerveau s’habitue à l’immédiateté et trouve les projets à long terme moins stimulants. Ce mécanisme participe aux conduites de dépendance et au sentiment d’impuissance.
La bonne nouvelle : le cerveau est plastique. Vous pouvez rééquilibrer votre système de motivation.

Quelques leviers concrets :
- Limiter les récompenses automatiques et répétitives.
- Favoriser des récompenses limitées et non prévisibles
- Découper vos objectifs en étapes claires et atteignables.
- Valoriser chaque progression réelle.
- Installer des routines stabilisantes : sommeil régulier, activité physique, temps de pause, méditation.
La dopamine motive l’élan. La stabilité émotionnelle, notamment soutenue par la sérotonine, permet de tenir dans la durée.
La volonté n’est pas une question de caractère. Elle repose sur des mécanismes biologiques influencés par vos habitudes. En changeant progressivement votre environnement et vos repères, vous redonnez à votre cerveau le goût de l’effort durable.
Poser une intention claire aide à orienter l’attention. Lorsque vous reliez votre action à une valeur ou à un sens personnel, la motivation devient plus profonde que la simple recherche de gratification.
La motivation n’est pas un trait de caractère figé. Elle repose sur des circuits biologiques sensibles à vos habitudes. En ajustant vos routines et en réintroduisant des récompenses progressives et cohérentes, vous redonnez à votre cerveau le goût de l’effort durable.

Dans le TDAH, la régulation dopaminergique est souvent plus fluctuante. La dopamine module l’attention, l’initiation de l’action et la persistance dans l’effort. Quand son niveau chute, la concentration diminue et la recherche de stimulation augmente. Ce n’est pas un manque de volonté, mais un fonctionnement neurobiologique spécifique.
Propos Florence Dartiguenave






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