Mathieu Perrymond : « Le HTV est dans les clous »


08 février 2026

Ancré au milieu du classement Elite 2, le HTV Basket est sur des bons rails même si l’équipe dirigeante espère viser plus haut cette saison. L’équipe a-t-elle les moyens d’accrocher les play-offs ? La seconde partie du championnat va s’avérer décisive mais d’ores et déjà, le travail accompli porte ses fruits. État des lieux avec le président Mathieu Perrymond.

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Mathieu Perrymond, à l’heure où nous nous parlons, le HTV est 8ème du classement, êtes-vous satisfait ? 

Nous sommes clairement dans les clous de ce que nous avions fixé en début de saison. L’objectif était de jouer les play-in, c’est-à-dire de finir dans les dix premiers. Pour l’instant, c’est donc conforme à nos ambitions. Nous sommes virtuellement dans les objectifs, et c’est déjà une satisfaction. Mais rien n’est encore acquis.

 

Quel est l'état d’esprit au sein du club ?

Le moral est bon. Quand on regarde notre entame de saison, avec les blessures, certains faits d’arbitrage, des matchs mal gérés, on ne peut être que satisfait de notre classement actuel. Cela donne confiance et envie d’aller au bout.

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Vous êtes moins présent au quotidien cette saison ?

Oui. Les années ne se ressemblent pas. Cette saison, j’ai estimé que le club devait fonctionner différemment. Je suis moins en immersion quotidienne avec le staff, mais je reste très attentif à travers mon manager général (William Dumas), qui est ma courroie de transmission. Et les résultats montrent que cette organisation fonctionne.

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Votre confiance envers Stéphane Dumas reste intacte ?

Totalement. Le choix de Stéphane Dumas a été le bon, au bon moment ! Il nous a permis de nous maintenir l’an dernier et aujourd’hui, il est dans les objectifs. C’est un entraîneur travailleur, discret, humble et très professionnel. Cela correspond parfaitement à ma vision.

 

Le HTV a beaucoup évolué ces dernières années…

Oui, et les chiffres parlent d’eux-mêmes. Nous sommes passés de 150 spectateurs à près de 3 000 au Palais des Sports, de 15 à 150 partenaires, avec des recettes privées multipliées par dix. Le club était en N2, il est aujourd’hui en Elite 2 et joue les play-in. C’est un parcours dont nous pouvons être fiers !

Vous avez souhaité être plus indépendant des subventions publiques, est-ce le cas ?

C’était un objectif clair dès le départ. Cette saison, pour la première fois, les recettes privées dépassent les recettes publiques. Cela va encore s’accentuer. L’argent public reste essentiel pour la formation, l’association, les infrastructures, mais le modèle économique est désormais beaucoup plus équilibré. Aujourd’hui, je suis convaincu que c’est le grand projet sportif de la métropole. La croissance du public, des partenaires, des résultats et de l’engouement est exceptionnelle. Le basket prend une place de plus en plus importante en France et en Europe, et ce projet suscite déjà beaucoup d’intérêt, y compris à l’étranger.

Votre schéma de développement ?

Le club reprend progressivement la place qui était la sienne. Je suis prudent par nature mais j’ai aujourd’hui des éléments très concrets pour dire que ce projet a un véritable avenir. Je me donne un an pour que le club soit totalement structuré et professionnalisé. Et raisonnablement, deux à trois ans pour retrouver l’Élite Betlic.

Propos Conrad EBERHAERD