Fort d'une expérience internationale acquise au sein du groupe Marriott, Marco Calderone vient d’être nommé directeur général du Frégate Provence. L'italien, originaire de Florence, souhaite conjuguer excellence hôtelière, ancrage territorial et ouverture vers une clientèle internationale pour redonner à cet établissement emblématique de Saint-Cyr-sur-Mer, un tout autre rayonnement
Marco Calderone©Conrad Eberhaerd
Marco Calderone, quelle a été votre première impression en découvrant Le Frégate Provence ?
J'ai été stupéfié. En arrivant dans ce resort, on respire immédiatement la mer, les couleurs de la Provence et toute la richesse de cette région. Après trois années passées en région parisienne, j'ai découvert ici, un véritable coin de paradis. Le potentiel de cet établissement est immense. Avec ses 80 hectares, il peut répondre aux attentes des golfeurs, des familles, des entreprises ou encore des visiteurs venus découvrir le terroir provençal.
Quelles sont vos priorités ?
Avant de rejoindre Le Frégate, j'ai passé dix ans au sein des hôtels Marriott dans plusieurs pays. Lorsque j'annonçais autour de moi que je prenais la direction du Frégate, tout le monde a réagi immédiatement en me disant : “Ah, Le Frégate !”. Cet établissement possède déjà une notoriété exceptionnelle. Mon premier objectif est donc de lui redonner toute sa brillance.
Quelle est la philosophie de votre politique ?
Nous allons renforcer notre présence auprès des acteurs du tourisme et sur les grands salons professionnels. Nous voulons également remettre les produits du terroir au cœur de notre offre, car un établissement comme le nôtre doit aussi raconter son territoire. Enfin, je souhaite que Le Frégate redevienne une évidence : le lieu où l'on célèbre un événement important, où l'on vient conclure un rendez-vous professionnel ou simplement profiter d'un moment de détente.
Ressentez-vous une dynamique touristique varoise ?
Oui, très clairement. Le Var est en pleine progression. Beaucoup d'acteurs investissent aujourd'hui sur ce territoire. Nous devons être prêts à accompagner cette dynamique et faire en sorte que Le Frégate retrouve toute sa place dans cette évolution.
Suite vue mer salon - Frégate Provence
Votre parcours international constitue-t-il un atout ?
Je le pense. Pour attirer une clientèle variée, il faut comprendre les attentes internationales. Cela ne signifie pas renoncer à notre identité. Au contraire, il faut trouver le bon équilibre entre une ouverture vers le monde et la valorisation de ce qui fait la richesse de notre territoire. C'est cette complémentarité qui permettra de faire progresser l'établissement.
Vous insistez particulièrement sur l'ancrage local…
C'est indispensable. L'ADN du Frégate impose de travailler avec les producteurs locaux, les offices de tourisme et l'ensemble des acteurs du territoire. Un directeur ne doit pas uniquement appliquer sa propre vision ; il doit aussi écouter son établissement et comprendre ce que son environnement lui inspire. Ici, tout pousse naturellement vers cette logique de partenariat avec le territoire.
Votre ambition en quelques mots ?
Que les visiteurs disent simplement : “Le Frégate est redevenu ce qu'il était autrefois.”. Ce serait ma plus belle récompense. Cela voudrait dire que nous avons réussi à replacer cet établissement parmi les grandes références de l'hôtellerie régionale, nationale et internationale.
Le Frégate Provence en chiffres
â 80 hectares de domaine
â 100 chambres
â 30 appartements
â 70 collaborateurs en basse saison
â Jusqu'à 130 salariés en été
â Un établissement détenu par un fonds d'investissement à dimension nationale et internationale
Propos - Conrad EBERHAERD